Les nouvelles du rucher en juin

Semaine 26

Oeufs au fond des alvéoles

Météo : C’est la canicule.

Au rucher : Les reines commencent à ralentir leur ponte car les jours raccourcissent (voir photo). Le faux-bourdon devient persona non grata. Veillez à ce que vos abeilles disposent d’eau propre à proximité. Cette eau leur sert à s’hydrater (comme nous) mais aussi à réguler la température de la ruche. Attention, si vous avez déjà récolter le miel des hausses, certains secteurs ne disposent plus de ressources mellifères suffisantes. Vous serez obligés de nourrir vos abeilles. Adopter un système de protection en cas de fortes chaleurs. Vous pouvez même envisager de les déplacer durant l’été : une bordure de bois à l’ombre en altitude les protégera. Ne déplacez vos ruches que tôt le matin car la cire jeune risque de s’affaisser durant le transport si vous roulez un soir après une journée très chaude. Veillez à laisser une aération correct pour ce déplacement : plancher ajouré ou grillagé.

Lutte contre varroa : La période du traitement d’été approche. Achetez vos médicaments si ce n’est pas déjà fait. Respectez les notices d’utilisation. Les hausses doivent être retirées en cas d’utilisation de molécules chimiques. Vérifiez les températures recommandées.

Piégeage des gins : Quelques ouvrières ont été signalées. Ne posez les protections d’entrée que lorsque vous constaterez la présence de frelons devant les ruches. Cette année, cela pourrait arriver dès juillet.

Environnement : Les fortes miellées sont terminées en plaine. Il reste des ronces en forêt, des trèfles blancs dans les prairies. Vous pouvez avoir la chance d’avoir un champ de tournesol, de luzerne ou de sarrasin près de votre rucher. La forêt peut vous apporter quelques belles surprises avec des miellats.

Bonnes vacances.

Semaine 23

Fleurs de tilleul

Météo : Après la canicule, la pluie est de retour.

Au rucher : Récoltez les cadres operculés afin de diversifier vos miels. Le miel se déguste en utilisant tous ses sens.

  • La vue : on regarde s’il ne contient pas de corps étrangers ; de la cire par exemple. Sa couleur nous renseigne également.
  • L’odorat : l’odeur de certains miels est caractéristique. Des miels adultérés peuvent être piquants s’ils ont commencé à fermenter. Certains miels peuvent sentir la fumée utilisée à la récolte par l’apiculteur. L’acacia capte facilement cette mauvaise odeur.
  • Le toucher : la texture : est-il liquide, épais, visqueux ou cristallisé ?
  • Le goût : sent-on les cristaux, sont-ils fins ou grossiers ? En le gardant sur différentes zones de la langue, on va pourvoir le caractériser. Une fois avalé, que reste-t-il en bouche ? Pour le miel de tilleul, vous reconnaîtrez un goût mentolé.
  • Pour l’ouïe : écoutez le bruissement de votre colonie en l’ouvrant. Avec une oreille fine, vous pourrez détecter une colonie orpheline dès son ouverture : le bruit est plus fort et légèrement plus aigu.

Ne soyez pas pressés de mettre votre miel en pots. Il lui faut deux à trois semaines de repos pour que les bulles d’air, les particules de cire et de mousse blanche remontent à la surface. Ecumez votre miel avant de le mettre en pots. Contrôlez son taux d’humidité avec un réfractomètre spécial miel. Au-dessus de dix-neuf pourcents d’humidité, il risque de fermenter.

Lutte contre varroa : Nous abordons la période ou les varroas sont de plus en plus nombreux. Une lutte biotechnique avec destruction de couvain de mâles permet de diminuer la pression.

Piégeage des gins : C’est terminé. Les prochains frelons que vous observerez seront des ouvrières.

Environnement : C’est la période des ronces et des tilleuls (voir photo d’une branche de tilleul). Les trèfles blancs vont fleurir après la première coupe des agriculteurs. Les premiers miellats peuvent faire leur apparition. Les feuilles des arbres sont tachées de gouttelettes de matière sucrée.